Présentation de la commune de Marennes-Hiers-Brouage

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La commune de Marennes-Hiers-Brouage a été étudiée dans le cadre d'un inventaire des communes littorales de Nouvelle-Aquitaine. La commune de Marennes comprenait celle de Bourcefranc jusqu'en 1908, date à laquelle celle-ci devient autonome. En 2018, les deux communes de Marennes et de Hiers-Brouage ont fusionné. Une étude spécifique est également menée sur la ville intra-muros de Brouage.

Le toponyme de Marennes viendrait du mot latin mare, mer (Statistique du département, 1839). On retrouve dans les archives et sur les cartes anciennes la dénomination des "isles" de Marennes : Thierry Sauzeau évoque une "insularité toponymique" (cf Th. Sauzeau, 2001). La configuration du secteur avec l'ancien golfe de Saintonge, véritable mer intérieure, explique cette interpénétration terre/mer, que les hommes ont apprivoisée au cours des siècles pour en exploiter toutes les ressources. La pénétration de la mer par le réseau hydraulique a permis l'aménagement de marais salants et le transport du sel avec les embarcations qui remontaient les chenaux.

Les récents travaux de recherches menés sous la conduite des archéologues Eric Normand et Alain Champagne sur la Tour de Broue et les marais de Brouage permettent de mieux comprendre l'implantation humaine sur le territoire. Au Moyen Âge, l'histoire seigneuriale est complexe : au moment de concéder en 1040 la terre de Marennes et ses églises à l'abbaye de la Trinité de Vendôme, Geoffroy Martel, comte d'Anjou, et son épouse Agnès de Bourgogne, veuve du comte de Poitiers Guillaume V le Grand, sont obligés d'acheter "moitié de la vieille terre de Marennes" à Pierre Didonne, l'autre moitié leur appartenant. Quelques années plus tard, en 1047, la charte de fondation de l'abbaye de Saintes par le même Geoffroy Martel mentionne l'eclesia S. Petris de Salis, "l'église Saint-Pierre de Salles, qui est la paroisse de Marennes et le centre de la juridiction seigneuriale des dames abbesses dans ledit bourg" (cité par Lételié). Le 11 juillet 1153, la bulle papale d'Anastase IV confirme les possessions de l'abbaye de Saintes et signale la paroisse de Sales (Sanctus Petrus de Salis). Par ailleurs, la prévôté de Marennes (de Chessoux au 14e siècle) est attestée vers 1171 et relevait des seigneurs de Broue. Ainsi, B. Beauvoit indique que "le pays de Marennes est donc un espace littoral où domine la micro-seigneurie, conséquence d'un processus d'émiettement foncier et seigneurial". L'histoire de Marennes est émaillée de l'opposition entre seigneurs laïques et seigneurs religieux, entre les comtes de Marennes et les abbesses de Saintes. L'église de Marennes et son haut clocher en témoignent avec une concurrence des uns et des autres pour y faire figurer leurs armoiries. Ainsi le 12 mai 1380, Charles V concède à la Maison de Pons l'île et le bailliage de Marennes avec tous les droits seigneuriaux attachés : les seigneurs de Pons font alors sculpter leurs armoiries au-dessus du portail de l'église.

Ce clocher de Marennes constitue le monument le plus ancien conservé : édifié dans la seconde moitié du 15e siècle, il servait d'amer pour la navigation. Fortifiée au milieu du 15e siècle, l'église était un édifice stratégique à une époque où la forteresse de Broue avait perdu de son intérêt pour la défense de la région (cf B. Beauvoit) : les habitants du pays de Marennes y devaient le service de guet.

La fondation de Jacopolis en 1555 par Jacques de Pons, seigneur de la châtellenie de Hiers, transforme profondément le territoire. Brouage devient une ville et un port dédiés au commerce du sel. Il est également un site stratégique pendant les Guerres de Religion. Fortifié dès 1569, il est l'objet de nombreuses attaques. Les Rochelais coulent en 1586 22 navires chargés de pierre dans le port de Brouage à la hauteur du chenal du Grand-Garçon, conduisant à l'envasement du chenal et au déclin progressif des marais salants ne recevant plus les eaux salées ; l'écoulement empêché des eaux a également favorisé l'insalubrité du secteur. Le port est à nouveau obturé par les protestants en 1621 et 1622. Après le siège de La Rochelle en 1627, le cardinal de Richelieu nommé gouverneur de la ville engage d'importants travaux pour améliorer le système défensif. Mais le choix de Rochefort comme arsenal dans la 2e moitié du 17e siècle condamne Brouage.

Marennes devient le siège de l’Amirauté dès 1645 aux dépens de Brouage, puis siège de l’Élection en 1647 et l'une des 4 subdélégations de la Généralité de La Rochelle en 1694. L'implantation d'un couvent des Récollets et d'un collège de Jésuites concourent au développement de la ville.

Les travaux d'assainissement des marais ont profondément marqué le territoire, en lien avec l'exploitation du sel ; il s'agit également d'assurer la navigation. Dès 1684, Vauban propose de grands travaux qui consistent à récurer le havre de Brouage et les principaux chenaux. Le creusement de deux canaux navigables est aussi prévu ainsi qu'une digue joignant Saint-Just, au sud dans les terres, à Saint-Froult, au nord sur la côte. L'objectif est d'abandonner des marais gâts, des marais salants et de "former une grande inondation", notamment autour de Brouage, pour défendre la place. Des travaux sont engagés mais rapidement interrompus par la guerre. Le 18 mars 1714, le commissaire Bouthillier est missionné par le contrôleur général des finances Nicolas Desmarets afin de "dresser procès verbal de l'Etat et quantité des marais sallants des paroisses d'Hiers et Brouage et des sels trouvez existants sur chacun d'iceulx marais" (Cf Th. Sauzeau, dir. Normand, 2013, p. 59). Il indique que le fonds du marais est totalement improductif. Les salines sont limitées au quart sud-ouest du marais.

D'autres projets d'assainissement sont proposés au cours du 18e siècle. En 1782, l'intendant Guéau de Réverseaux dresse un plan général de dessèchement de tous les marais proches de Rochefort. Il prévoit l'ouverture de canaux pour la navigation et pour drainer les anciens marais et les convertir à l'agriculture. Trois grand canaux sont ainsi creusés : le canal de Saint-Agnant, le canal de Broue et le canal de Mérignac. De nombreux chenaux naturels sont canalisés. Ces travaux d'assainissement sont toutefois difficiles à mettre en oeuvre et à imposer aux propriétaires. Ils sont inachevés et abandonnés à la Révolution.

Les travaux historiques de Thierry Sauzeau menés sur le quartier maritime de Marennes à l'époque moderne dressent le portrait de "Marennes, la ville "capitale" avec son millier de feux, qui constitue l'un des pôles de peuplement maritime mais c'est la commune de Bourcefranc-Le Chapus, sur le territoire de cette même paroisse, qui illustre le mieux l'image du "village de gens de mer" puisque 50% des habitants y sont classés" (cf Th. Sauzeau, 2001). Thierry Sauzeau parle également de "maritimisation de la campagne proche", avec un nombre d'inscrits maritimes important dans les hameaux, tout autant si ce n'est plus que dans le bourg de Marennes.

L'identité de Marennes est étroitement liée au sel et à la pêche, et bien plus à l'ostréiculture avec les huîtres du bassin de Marennes-Oléron qui bénéficient depuis 2009 d'une Indication géographiques protégée (IGP). Leur renommée est plus ancienne : sous le règne de Louis XIV, les huîtres de Marennes se distinguent des huîtres normandes, par leur couleur verte due à une algue microscopique, la navicule bleue, présente dans les claires d'affinage. Le Mémoire de ce qui se pratique pour rendre verte les huîtres communes, rédigé en 1688 par l’intendant Arnou, témoigne d'une industrie pratiquée "dans les marais salants" où étaient creusés "de petits réservoirs élevés des quatre côtés en forme de chaussée avec de la terre grasse". Il explique aussi pourquoi l’estuaire de la Seudre est un terroir privilégié : "Tous les marais salants ne sont pas propres à engraisser les huîtres. Il est nécessaire que le fond soit d’une terre grasse qui s’appelle bri du côté de La Rochelle et les autres fonds ne valent rien". Le rapport Arnou met donc en évidence l’existence d’une filière ostréicole, fondée sur la pêche et prolongée par un affinage dans des bassins ou "gardours", ancêtres des claires d'affinage. Les huîtres plates étaient présentes sur l’estran rocheux du littoral saintongeais mais aussi sous forme de bancs naturels qui ne découvraient qu’aux marées d’équinoxe. Les activités salicoles et ostréicoles étaient donc concomitantes et ont cohabité pendant plusieurs siècles. Toutefois, le déclin du commerce du sel favorise une reconversion des salines en claires d'affinage : Thierry Sauzeau signale dès 1769 la visite d’un huissier "sur les lieux où se fait la pêche huîtres", organisée par l’Amirauté de Marennes. Il y est déjà évoqué "l’utilité qu’il y aurait pour un certain nombre de propriétaires de marais salants à renoncer à produire du sel et à transformer leurs marais en réservoirs à poissons et en claires à huîtres. Une aide pourrait être accordée aux propriétaires qui tenteraient cette reconversion". La déprise des marais salants se confirme au 19e siècle, du fait notamment de la concurrence des sels espagnols ou portugais, mais aussi par la difficulté qu'avaient les sauniers pour entretenir les bassins qu'ils exploitaient mais qui ne leur appartenaient pas.

A l’avant des marais salants, les "sartières", "vasières", ou "laisses de mer" correspondent à l'estran vaseux et forment une interface floue, dont la mise en valeur a été l'enjeu de nombreux débats et conflits au 18e siècle. En 1762, un arrêt du Conseil d’Etat ordonne que "dans les trois mois pour tout délai (…) propriétaires et tenanciers seront tenus de faire démolir (leurs) claires ou réservoirs formés de terre mouvante (…) construits sur les bords, terrains plats, vasards de la rivière de Seudre". Dans les années 1770-1780, le maréchal duc de Richelieu, comte de Marennes et seigneur engagiste des domaines d'Hiers et Brouage, revendique les droits sur "les lais et atterrissements du havre de Brouage et rivière de Seudre" et demande au roi de "faire concession au suppliant des laisses de mer ou atterrissements de la Rivière de Brouage, depuis le chenal de l'Epine jusqu'au chenal du port des Moines, divisés en neuf parties contenant ensemble 1131 journaux, 93 car. [...] pour en jouir par lui, ses héritiers successeurs ou ayant cause à titre d'accensement et de propriété incontournable à perpétuité". En 1779, le roi confirme le maréchal duc de Richelieu dans ses possessions moyennant un cens annuel de 10 sols par chaque arpent des dits terrains 100 perches et de 22 pieds la perche avec les droits seigneuriaux aux mutations.

Les travaux d'assainissement des marais reprennent au début du 19e siècle sous l'impulsion de Charles-Esprit Le Terme, nommé sous-préfet de Marennes en 1818. Il établit un état des lieux du marais de Brouage et rédige le Règlement général des marais approuvé par le roi Charles X en 1824. Il constate qu’un tiers des salines encore en état sont abandonnées, sans entretien et qu’en amont, il existe une très grande superficie de marais-gâts insalubres. Les fièvres sont endémiques et la mortalité atteint parfois jusqu’à 11% par an d’après un rapport écrit par un médecin de Saint-Just, Jacques Philippe Senne.

En 1839 (Statistique du département), Marennes compte 4542 habitants : "Son principal commerce consiste en sel de première qualité, eaux-de-vie, vins rouges et blancs, huîtres vertes très recherchées et en grande renommée, graine de moutarde, etc. [...] La commune de Marennes a une circonscription territoriale de 3019 hectares 30 ares, dans laquelle elle comprend 24 villages, 1278 maisons d'habitation et 18 moulins à vent". La navigation et le commerce bénéficient des travaux du canal de la Seudre à la Charente qui sont achevés en 1862. Le canal maritime qui relie la ville de Marennes à son port de la Cayenne sur la Seudre, complète le dispositif, auquel vient se greffer la voie ferrée inaugurée en 1889. Ces infrastructures permettent le développement de l'usine Généraud puis Saint-Gobain installée à Marennes dès 1865. Toutefois les profondes mutations économiques, notamment la crise du sel, montrent rapidement leurs effets sur l'activité du port de Marennes. Mais, à la fin du 19e siècle, la commune bénéficie du legs de Jacques Dubois Meynardie, grâce auquel une école est édifiée en 1889 et un hôpital est inauguré en 1892.

Le 20e siècle est marqué par la densification du bâti et l'absorption progressive des anciens hameaux (la Boirie, l'Aumône...). L'urbanisation est contenue entre la route départementale D748 au nord, contournement du centre de Marennes établi en 1974, et l'ancienne voie de chemin de fer déclassée en 1991 au sud.

Le nombre de logements est passé de 1844 en 1968 à 4267 en 2022. Le nombre de résidences principales a doublé (de 1581 à 3064) tandis que les résidences secondaires ont été multipliés par 8 (107 à 867, représentant 20 % de la totalité des logements. L'INSEE donne une chronologie de constructions des résidences principales avant 2020 : 435 sont dénombrées avant 1919 ; c'est entre 1971 et 1190 que le nombre de constructions est le plus important.

En 2022, la population de la commune de Marennes-Hiers-Brouage s'élevait à 6148 habitants.

La commune bénéficie d'un Plan Local d'Urbanisme en vigueur depuis le 1er mai 2021 (modifié le 25 octobre 2023) ; une Aire de Mise en Valeur de l’Architecture et du Patrimoine (AVAP) ;  la commune de Hiers-Brouage bénéfice d'une Zone de protection du patrimoine architectural, urbain et paysager (ZPPAUP) depuis 2009 ; la citadelle de Brouage est un site classé depuis 1989 ; les marais de Brouage constituent une zone protégée pour la richesse de sa faune et de sa flore ; depuis le 2 novembre 2022, un Plan de Prévention des Risques Naturels (PPRN) est applicable sur le territoire communal. Ce plan vient définir les risques érosion côtière et submersion pour la commune avec des cartes de zonage et un règlement.

On peut noter la présence à Marennes d'administrations directement liées aux activités maritimes, notamment le Comité régional conchylicole de Charente-Maritime ou bien la Direction Départementale des Territoires et de la Mer.

La commune de Marennes-Hiers-Brouage couvre une superficie de 51,44 km2, formée des anciennes communes de Marennes (20,09 km2) et de Hiers-Brouage (31,35 km2). La commune est située à l'embouchure de la Seudre qui en constitue sa frontière sud-ouest. Au nord-ouest, elle est séparée de l'océan (coureau d'Oléron) par la commune de Bourcefranc-le-Chapus : cette dernière communique par un pont avec l'île d'Oléron. Au nord, la limite communale correspond au chenal de Brouage : les marais de Brouage s'étendent à l'est jusqu'à la commune de Saint-Jean-d'Angle et de Saint-Just-Luzac.

Le paysage local est marqué par le comblement de l'ancien golfe de Saintonge et la formation de marais d'où émergent sur un substrat rocheux les villages et hameaux. Les statistiques de l'occupation du sol sont éloquents : sur les cinq catégories mises en évidence, la plus importante est celle des milieux humides (67,17%), complétée des surfaces en eau (2,93%). Les territoires artificialisés couvrent 15,04% du territoire, les territoires agricoles 26,08% et les forêts ou milieux semi-naturels 4,77%. La commune contient 56,2 km de cours d'eau comprenant principalement le chenal de Brouage et la Seudre mais complétés par un très dense réseau d'affluents. L'altitude culmine à 23,78 mètres.

Le paysage des marais littoraux a été dessiné au cours des siècles par les activités de l'homme. Différents types de marais peuvent être distingués : marais gâts, marais salants puis ostréicoles, marais desséchés et convertis pour l'agriculture. Un vocabulaire spécifique permet de décrire ces entités singulières. L'aménagement des marais salants comprend des casiers, une "prise" de marais, c'est-à-dire l'ensemble des marais et de leurs appartenances renfermés dans une même enceinte de digues ou "taillées". Les taillées séparent les champs de marais du chenal, ou de la mer, ou d'autres prises. L'eau de mer ou du chenal passe sous la digue ou levée par une porte coulissante ou clapet qu'on appelle vareigne/varagne pour remplir le "jas" (pièce d'eau ou vasière quand il est plus profond). Sous la levée, du jas aux conches, l'eau passe par un conduit de bois, un tronc d'arbre creusé : le coit. Parfois le ruisson d'écourt remplace le coit (cf Moquay).

La commune est traversée par deux routes principales : la route départementale de Rochefort à la Seudre et celle de Saintes à la tour de Chassiron (Oléron). La ville est contournée par le nord ; le pont sur la Seudre constitue également une porte d'entrée sur le territoire. Ces axes ont été aménagés de ronds-points qui affichent l'identité littorale et balnéaire de la commune.

L'activité ostréicole en fait la "capitale de l'huître" : selon le site internet de la commune, le bassin Marennes-Oléron représente 1200 établissements d’élevage et 800 établissements d’expédition. Le bassin emploie près de 2000 ouvriers permanents et 1500 saisonniers. 3000 hectares de parcs pour 2000 exploitations ostréicoles. 2900 hectares de claires appartiennent à 200 propriétaires. La production s'élève de 40000 à 60000 tonnes d’huîtres selon les années soit environ 45 % de la production nationale.

125 dossiers documentaires ont été constitués :

-4 dossiers collectifs sur des familles d'édifices : les moulins, les maisons de la ville de Marennes, les lotissements et les cabanes du marais de Brouage.

-93 sur l'ancienne commune de Marennes

-28 sur l'ancienne commune de Hiers

L'implantation diffuse du bâti sur le territoire est marquée par la présence de nombreux hameaux et villages ostréicoles, tandis que la ville de Marennes concentre l'essentiel des constructions. Le secteur de Hiers-Brouage est marqué par la présence des marais et de la citadelle de Brouage. Les infrastructures en réseau qui façonnent le territoire ont été mises en évidence : réseau hydraulique des marais, canaux et chenaux, digues, voie ferrée, routes, ponts, bacs, ports.

Les édifices remarquables de la ville ont été étudiés : bâtiments publics (église, mairie, écoles, ancienne sous-préfecture, ancien tribunal, poste, caisse d'épargne, halles, gendarmerie, hôpital) ainsi que plusieurs propriétés privées, notamment des hôtels particuliers. Un repérage des maisons a été réalisé, notamment pour les décors sculptés en façade.

Le patrimoine religieux a été abordé sur un territoire marqué par les Guerres de Religion, avec une présence protestante importante (cimetières, église, temple, établissements religieux).

L'architecture agricole est abordée à travers l'étude des fermes ou anciens manoirs, et des moulins à vent.

Les activités directement liées à la mer sont traitées à travers les établissements ostréicoles mais également avec l'histoire des chantiers navals : un dossier a été réalisé sur le chantier Rabeau situé dans la commune voisine de Bourcefranc et siège de l'association des Lasses Marennaises qui perpétue les savoir-faire en restaurant et en naviguant sur ces anciens bateaux ostréicoles en bois. La place de Marennes dans l'histoire de la navigation de plaisance est également majeure avec le chantier Richard où ont été créés les célèbres voiliers Chassiron. L'histoire relativement récente de la station balnéaire de Marennes-Plage a aussi été retracée.

L'histoire industrielle de Marennes est directement liée à la mer avec l'installation en 1865 de l'usine Généraud reprise par Saint-Gobain : seuls des vestiges des installations industrielles sont aujourd'hui conservés.

La commune compte plusieurs Monuments historiques : à Hiers-Brouage, les remparts, les poudrières et anciennes casernes, l'église Saint-Pierre de Brouage et la fontaine d'Hiers ; à Marennes, l'église Saint-Pierre, l'hôtel Bonsonge, la maison dite Richelieu, l'ancien hôtel des Fermes et le château de la Gataudière.

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